mercredi 30 septembre 2015

Sans prévenir

Bonjour !

Aujourd'hui, je vais vous parler d'une de mes lectures de l'été (de Virgule ^^) qui m'a le plus marqué. Il s'agit d'un roman de Matthew Crow, Sans prévenir. (Titre original : In Bloom.)





Francis Wootton a quinze ans, vit au nord de l'Angleterre, aime le rock, les vieux films et les romans d'amour. Il a un frère, designer graphique pour un magazine que personne ne lit, une grand-mère adepte de la friture et une mère qui n'a pas la langue dans sa poche... Mais un jour, le diagnostic tombe : leucémie aiguë lymphoblastique

"L'une des premières choses que l'on apprend, c'est que les gens meurent. Plus tard, on commence à comprendre pourquoi. Ça commence par la question de la vieillesse. C'est encore acceptable, c'est une chose que tout le monde finit par supporter, le plat du jour au grand buffet de l'immortalité. [...] Et puis, on en apprend un peu plus. [...] La maladie. Le cancer. Les grands mots. Les mots qui font mal. Les mots qui n'ont pas de fin heureuse."

A partir de ce jour, Francis va devoir lutter contre la maladie avec gravité et humour, et avec l'aide d'Ambre, cette fille au caractère bien trempé et à la vulnérabilité touchante qu'il a rencontré à l'hôpital...

"On ne risquait pas de se tromper sur ce que pensait Ambre. En général, c'était parce qu'elle vous le disait dans la seconde même où elle l'avait décidé, mais on pouvait aussi le lire sur son visage, sur son sourire qui apparaissait si facilement, sur son froncement de sourcils qui apparaissait plus facilement encore, et avec cette manière qu'elle avait de plisser les yeux en vous écoutant [...]."

Ce livre, qui peut sembler n'être qu'un roman pour "ados" de plus sur le cancer, n'en n'est pas un. 
Ce livre est avant tout une histoire d'amour drôle et poignante, peuplée d'une galerie de personnages tous plus géniaux les uns que les autres, servie par une écriture splendide et un humour anglais omniprésent. Ce livre m'a néanmoins beaucoup fait penser au roman de Marie-Aude Murail, Oh, boy !, notamment pour l'humour et pour le personnage de Cristopher (de Matthew Crow) qui a pas mal de point commun avec celui de Bart (de Marie-Aude Murail, donc !).


Ce que j'ai pensé de Sans prévenir au début de ma lecture :
Dès le début, je me suis laissée emporter par l'intrigue, les pensées de Francis qui entrecoupent le récit et surtout l'humour qui rend l'histoire encore plus humaine. J'ai aimé comment l'auteur a imaginé une partie "avant", une partie "pendant" et une partie "après".


Ce que j'ai pensé de la fin de Sans prévenir :
La fin est, évidemment, émouvante, poignante à certain moment, mais tout en gardant la pointe d'humour, qui caractérise l'écriture de Matthew Crow. J'ai particulièrement apprécié comment l'auteur "terminait" en quelque sorte les histoires de chaque personnage.


Francis est le narrateur de Sans prévenir et il n'hésite pas à s'arrêter dans sa narration pour évoquer des souvenirs, ce qui apporte (à mon goût) une plus grande compréhension des personnages.

Les personnages sont, comme je le disais plus haut, tout simplement formidables ! (Mention spéciale à Colette et Julie.) L'auteur a développé avec talent et amour toutes les facettes possibles de leurs caractères, même avec les personnages secondaires.

"Elle [Ambre] n'avait pas la même allure que les autres filles. Elle était jolie à sa façon personnelle, avec son teint pâle et ses yeux immenses et une bouche qui avait l'air de s'étirer d'une oreille à l'autre."

Sans prévenir est donc un splendide roman, drôle, hilarant, poignant, triste, mais c'est surtout une histoire d'amour et de découverte de soi sublime. J'ai adoré l'écriture de cet auteur, qui est très doué.

Voilà, j'espère que cette chronique vous aura donné envie de lire ce livre. A bientôt !