vendredi 10 octobre 2014

Un peu de poésie, un peu de douceur...

Bonjour !

Aujourd'hui, je vais vous parler de poésie et, plus particulièrement, de deux poèmes qui me sont chers.

Si j'aime autant la poésie, c'est probablement parce que j'aime aussi beaucoup la chanson. Après tout, une chanson n'est-elle pas une poésie chantée ? Mais c'est surtout grâce à ma maman qui m'a toujours entourée (et m'entoure toujours, d'ailleurs !) de chansons et de poèmes. Chez nous, se lire des poèmes est chose normale !

Le premier poème n'est peut-être pas très gai, mais il m'a toujours plu. Je pense que la première chose que j'ai aimé dans ce poème, c'est ce vieux français qui rends les phrases tellement différentes ! Je trouve que ça donne un charme vraiment particulier aux mots.Ce que j'aime aussi, c'est de pouvoir penser qu'il a été écrit au Moyen-Age par l'une des rares femmes écrivains et poètes de son époque. Christine de Pisan a écrit ce poème après la mort de son mari, au début du XVe siècle.


Seulette suis...
Christine de Pisan 

Seulette suis et seulette veux être,
Seulette m'a mon doux ami laissée,
Seulette suis sans compagnons ni maître,
Seulette suis dolente et courroucée,
Seulette suis en langueur mal aisée,
Seulette suis plus que nulle égarée,
Seulette suis sans ami demeurée.

Seulette suis à huis ou à fenêtre,
Seulette suis en un anglet muchée (cachée),
Seulette suis pour moi de pleurs repaître,
Seulette suis dolente ou apaisée,
Seulette suis rien n'est qui tant me siée,
Seulette suis en ma chambre enserrée,
Seulette suis sans ami demeurée.

Seulette suis partout et en tout astre (être),
Seulette suis, que j'aille ou que je siée,
Seulette suis plus qu'autre rien terrestre,
Seulette suis de chacun délaissée,
Seulette suis durement abaissée,
Seulette suis souvent toute épleurée,
Seulette suis sans ami demeurée.

Princes, or est ma douleur commencée :
Seulette suis de tout deuil menacée,
Seulette suis plus tainte que morée (plus sombre que brune).
Seulette suis sans ami demeurée.


Ce poème est une ballade. (Ballade avec deux L (ailes) pour que les mots du poème puissent s'envoler...) "Une ballade est un poème composée de trois strophes d'égale longueur, suivies d'un envoi. Tous les vers doivent comporter le même nombre de syllabes et le dernier vers de la première strophe est repris comme dernier vers des deux autres strophes et de l'envoi." (Dixit Virgule n° 116, rendons à César ce qui est à César !)

(Photo par Madalaine)
Attention ! J'ai mis cette photo parce que je l'aime bien et que c'était un beau moment avec ma maman. Je ne sens pas du tout "Seulette". (Je dis ça pour prévenir les interprétations...)



Le deuxième poème est très connu, mais c'est toujours un plaisir de le lire, surtout dans notre cas de liberté d'école ! ^^ Et puis, il est quand même plus joyeux que le premier ! J'ai toujours aimé ce poème. Je trouve bizarre qu'on l'apprenne à l'école... 


Le cancre
Jacques Prévert

Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le cœur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.

(Création broderie par Madalaine)


Et puis, pour finir, juste une phrase d'Arthur Rimbaud qui se trouve au tout début du premier tome de Vango  : 

Phrase
Arthur Rimbaud in Illuminations

J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.


Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !

J'espère que cet article vous aura donné envie de lire de la poésie et/ou de danser d'étoiles à étoile...

A bientôt !

jeudi 9 octobre 2014

Tant que nous sommes vivants

Bonjour !

Aujourd'hui, je vais vous présenter un de mes coups de cœur des derniers livres envoyés par Virgule ! Il s'agit du nouveau Anne-Laure Bondoux que j'ai reçu en "avant-première" : Tant que nous sommes vivants.





Tant que nous sommes vivants se passe dans un futur qui est peut-être proche, dans un monde qui sera peut-être le nôtre. Dans ce monde, il n'y a pas de place pour autre chose que le travail à l'usine du village. Pourtant Hama tombe folle amoureuse de Bo, l'étranger. Mais leur amour n'est pas pour plaire à tout le monde, et ils finissent par s'enfuir ensemble, suite à des circonstances dramatiques dont je ne parlerais pas, pour ne pas gâcher votre lecture... ;) 


"Sans bruit, ils fermèrent la porte de leur petite chambre. Le jour n'était pas encore levé ; personne ne les vit partir. [...] A mesure qu'ils avançaient sur la route, notre ville rapetissait dans leur dos. Ils se retournèrent pour contempler les immeubles alanguis au bord du fleuve, puis ils détachèrent leur regard de tout ce qu'ils connaissaient pour le porter au loin."


Après bien des péripéties, Hama et Bo se posent près de la mer. A partir de là démarre la seconde partie de l'histoire, qui est celle de leur fille : Tsell. 
Je ne vous en dirais pas plus, même le résumé en dit moins ! 



Ce que j'ai pensé de Tant que nous sommes vivants au début de ma lecture :
Rien qu'en voyant la couverture, j'ai pensé : "Oh mon dieu, Anne-Laure Bondoux !" J'adore le style de cette auteure et en lisant les premières lignes, j'ai tout de suite retrouvé son écriture, juste, poétique, (même en abordant des thèmes "sérieux") et surtout, profondément vivante... 



Ce que j'ai pensé de la fin de Tant que nous sommes vivants :
Je trouve la fin tout simplement excellente. Elle est un rappel aux premiers chapitres, mais en même temps, un nouveau début. Cette fin donne envie de rester avec Tsell, de voir ce qui arrivera après, mais elle clôt totalement l'histoire avec une seule petite phrase.


"Nous avions, eux et moi, connu bien des jours sombres. Nous avions vu s'effondrer ce que nous avions bâti, et nous avions perdu ceux que nous aimions. Pourtant, nous avions survécu, et nous étions là, prêts à remonter une à une les pierres de nos maisons. [...] Nous étions vivants et ensemble. Une époque nouvelle commençait."


Une des très bonnes idées de la narration de ce livre, c'est de faire raconter l'histoire par Tsell, même lorsqu'elle n'est pas encore née. Tsell raconte donc, distillant de temps en temps ses remarques. Cependant, cette narration est organisé de façon à ce qu'on ne sache pas tout de suite qui est la narratrice...

Les personnages sont attachants, solides (mention spéciale à La Tsarine et à Douze...) et pourtant, tous cachent des petites failles qui s'agrandiront. Ou pas.... La seule chose que je trouve dommage, c'est une petite incohérence de la part de Hama, au début de la deuxième partie. :p


Pour conclure, je dirais que Tant que nous sommes vivants est un roman splendide, autant un roman "ado" que adultes. Anne-Laure Bondoux reste à la hauteur de sa réputation et son dernier livre s'inscrit très bien dans la lignée de Pépites, des larmes de l'assassin ou de La vie comme elle vient. A lire donc... :)


Voilà, j'espère que cette chronique vous aura donné envie de lire ce livre. A bientôt !


mercredi 3 septembre 2014

La malédiction Grimm

Bonjour !

Après une pause dans l'écriture de mes chroniques, je vais vous faire la critique d'un des livres de Virgule de mon été !
Aujourd'hui, ce sera : La malédiction Grimm de Polly Shulman. (Titre original : The Grimm Legacy.)





La malédiction Grimm raconte l'histoire d'Elizabeth Rew, une jeune étudiante new-yorkaise qui s'intègre difficilement dans son nouveau lycée (!) lorsque son professeur d'histoire lui propose un petit boulot dans une bibliothèque. Elle accepte et après avoir passé un étrange entretien avec le docteur Rust, elle se rend compte qu'en fait de bibliothèque, elle vient juste de se faire embaucher au Dépôt d'Objets Empruntables de la Ville de New York.

"[...] -À présent, trie ça, s'il te plaît, me demanda le docteur Rust en me donnant une boîte pleine de boutons.
-Vous voulez que je trie des boutons ? De quelle façon ?
-À toi de décider. 
Je n'avais jamais entendu parler d'un entretien aussi bizarre[...]. Ma candidature allait-elle être rejetée parce que le docteur Rust n'aimait pas ma manière de trier des boutons ?

Mais un étrange oiseau géant rôde au-dessus du Dépôt et certains objets de la mystérieuse Collection Grimm, qui cache des objets tout droit sortis des contes de fées, (le miroir de Blanche-Neige, les bottes de sept lieues, etc.) disparaissent... Accompagnée de Marc, d'Aaron, d'Anjali et de la petite sœur de cette dernière, Jaya, Elizabeth se lance à la poursuite du voleur.


Ce que j'ai pensé de La malédiction Grimm au début de ma lecture :
Dès le début de ma lecture, j'ai tout de suite accroché au style de l'auteur et à l'humour d'Elizabeth. Je me suis également demandée qui était cet étrange docteur Rust et son ami, M. Mauskopf. Je n'ai donc pas pu m'empêcher de lire la suite ! ;)


Ce que j'ai pensé de la fin de La malédiction Grimm :
La fin est drôle, romantique, bien faite quoi ! J'aime les fins qui se terminent sur un rappel à un événement du livre, événement qu'on commençait juste à oublier. Néanmoins, elle m'a légèrement laissé sur ma fin faim. (Ouh, le jeu de mots...^^)


La narration, à la première personne (je précise : c'est Elizabeth qui parle) est drôle et assez riche au niveau de l'écriture. J'ai particulièrement aimé les descriptions des objets du Dépôt, notamment ceux de la collection Grimm...

"Je découvris un tas d'objets hétéroclites : des couteaux, des peignes, des lacets, des cannes, [...]. Une armoire entière remplie de balles, principalement en or, mais aussi en bois, en caoutchouc, ou en pierre rouge, noire ou bleue. [...] Des robes taillées dans des tissus en cuivre, en argent et en or ; [...]"

Les personnages sont quasiment tous très attachants (mention spéciale à Jaya et au docteur Rust...) et bien développés, chacun ayant des caractéristiques et un caractère propre. Je regrette juste de ne pas avoir eu plus d'informations sur certains personnages, tel que Mme Callender ou Grace.


Pour conclure, je dirais que La malédiction Grimm est un très bon livre, plein de références,d'humour et que Polly Shulman a très bien écrit son intrigue. Enfin, je dirais que j'ai vraiment apprécié le fait que l'auteure privilégie les contes des frères Grimm le moins connus.

Voilà, j'espère que cette chronique vous aura donné envie de lire ce livre. A bientôt !


mardi 2 septembre 2014

Heureuse non -rentrée ...!

L'été est toujours là et chez nous ,rien ne vient interrompre ce flux ensoleillé et vivant , les légumes du jardin , les baignades en rivière ...Nul réveil -matin brutal ne vient extirper de son sommeil bienfaisant Jeune fille du temps , ni l'asseoir de force des heures durant vissée à une chaise,à  devoir se taire en écoutant des professeurs restés encore à l'ère des cours magistraux....

Bref ,le bonheur !

Elle apprend ? Mais oui elle apprend messieurs dames !

Et avec plaisir , joie elle , ce qui est ,convenons-en malheureusement , loin d'être le cas de la majorité des ados de 15 ans ...

Nos changements sont liés il est vrai aux inscriptions aux diverses activités qui gardent toujours (on se demande pourquoi avec tous les enfants qui ne partent pas en vacances ,ma foi ...C'est vrai ,par exemple ,pourquoi les écoles de musique ferment-elles pendant les vacances scolaires ?? C'est assez ridicule dans le fond...) le rythme scolaire . Donc ,on fait le tour ,on essaie et on inscrit .

Les copains, copines reprennent l'école , ils seront moins dispos , mais en même temps leur lieu d'enfermement d'apprentissage est près de chez nous alors c'est pratique !
(Avant qu'on ne parte en pleine nature , ça arrivera ,ça arrivera !!)

Bref , quoi d'autre ? Ah oui , on le fait souvent , alors on récidive ! :-)

Contact avec des journalistes locaux :

RV pris . On vous mettra les "résultats" de ces rencontres ! ;-)

Et puis voilà , plus tard je ferai un article sur cette année , ses projets propres , ses particularités en attendant je vous souhaite à tous une joyeuse "Non-rentrée" , et beaucoup de bienveillance aux enseignants ,et de douceur et patience aux parents ....Qu'ils se souviennent de leur enfance , courir dans les prés , bouquiner sans restrictions , peindre des heures et écouter conter , etc c'est si bon que ...Quand même , quand même ...Bref !!!

En savoir plus sur l'état de l'école ,ici un article passionnant =

La Fin de l'école ? 


Voilà , on peut faire autrement , ne l'oubliez pas ,Non , l'école ce n'est pas obligatoire !

A lire ICI : Infos sur l'instruction obligatoire .

Et nous on est ravies de continuer pour la 9 ème non -rentrée de continuer ,

 chercher , vivre ainsi libres d'école !

Car nous entamons , tranquilles , heureuses , confiantes notre 9ème 

non-rentrée !  Bon courage aux "élèves " , bon cheminement aux 

enseignants vers une idée du changements des pratiques -mais si ,ça se 

peut !- , et beaucoup de bonheur sans pression aux quelques familles en 

apprentissage libéré , Libres d'école !!





vendredi 25 juillet 2014

X:enius ou comment réfléchir avec une émission...

Bonjour !

Aujourd'hui, nous avons visionné une vidéo d'une émission qu'on aime bien : X:enius. Cette vidéo intéressante et enrichissante nous a montré plusieurs points de vus sur l’obsolescence programmée et nous a fait découvrir des initiatives pour un monde plus équitable et avec moins de déchets. 

Pour voir cette vidéo, c'est ici !

Et sur le même thème , une  autre émission :



A bientôt et bel été !

samedi 12 juillet 2014

Ciné , cinéma , cinéma ....!!

Ief et Cinéma ? Oui parce que c'est une passion partagée, des salles obscures, des génériques (en entier s'il vous plait, merci !! ), des bandes originales si possible, des musiques de films, d'un certain regard à force sur le monde, sur le cinéma lui-même et d'un appétit partagé et gourmand pour les films !

Mais pas un prétexte pour remplir une fiche sur un film (comme si on le faisait sur un livre, quoi, non, au secours, gardons intact le plaisir ...), non pas besoin...

Miss Jeune fille du temps a un jeu chronologique sur le cinéma, elle aime bien le regarder, y jouer parfois, mais sinon le Cinéma en lui- même lui suffit !

Elle fera son second stage bientôt au cinéma dont on est voisines, une belle chance !

Nous revenons ce soir d'un très très beau film, un de ceux qui nous humanisent, plein de lumière et de bonté du cœur, la bande à Guédiguian est là et m'a rappelé le plus beau film d'amour à mes yeux : "Marius et Jeannette".

Ariane Ascaride est lumineuse, jeune, belle intérieurement et filmée avec amour, que ça fait du bien !
Ses complices Jean-Pierre Darroussin , Jacques Boudet et Gérard Meylan sont bien là et on sent leur plaisir à se retrouver à jouer ensemble .
Les nouveaux sont jubilatoires et le film....Le film est un bijou ! Marseille à peine filmée est transcendée comme souvent chez Guédiguian, et une fois encore il nous donne à voir comme la Vie pourrait être plus belle, solidaire, et libérée tout simplement sans niaiserie ....merci à eux....Allez-y ! C'est "Au fil d'Ariane".


Dans notre Ciné de quartier, nous avons vu et j'ai beaucoup aimé aussi : 


Il est trop rare le cinéma "social" intelligent en Europe... Celui-ci est fin et beau, Marion Cotillard est une révélation sans maquillage, en femme du peuple qui craque. C'est un superbe film sur le courage, Allez-y !

J'ai adoré voir celui-ci, un film avec des gens comme on peut en rencontrer vraiment. Des gens un peu cassés, avec des failles, je suis bluffée par les rôles qu'endosse avec grâce l'actuelle Catherine Deneuve, je crois bien que la préfère maintenant... Ce que c'est touchant et riche... Allez-y !


Moins subtil mais vraiment sympa , un peu dans le style "Le cœur des hommes " que j'aime bien, nous avons vu "Barbecue". On a aimé parce que les personnages donnent de l'amitié une vision pleine de failles mais humanisée et que c'est tourné en grande partie autour du superbe site du cirque de Navacelles, autant dire à deux pas de chez nous, un lieu magique !


J'ai eu comme cadeau de la fête des mamans ,une journée Ciné ! 3 films, ça a été très sympa, ça, comme c'est bien aussi une fille qui grandit ! 
On a vu un docu en 3D émerveillant sur l'Afrique (les commentaires en VF moins bien) , Barbecue et Grace de Monaco.

Grace de Monaco était émouvant, j'ai trouvé que bien des femmes pouvaient s'y retrouver en dehors du statut de princesse, qui ne présente pas grand intérêt à mes yeux, le reste, vrai ou pas (je m'en fiche) reste  sensible et parlant, émouvant. Du bon cinéma quoi ! 



Un jour, après que Miss JFdT m'ait demandé, enthousiaste, de le voir aussi, j'ai vu "Divergente" et ma foi, mis à part le côté grand spectacle, certains côtés n'ont pas manqué de résonner en moi, et j'ai bien apprécié ce moment de cinéma : 



J'ai trouvé réussie l'adaptation du roman de Katherine Pancoll, très belles interprétations, une découverte pour Miss qui n'a pas encore lu les romans. Un très bon moment de Cinéma également ! 


J'ai été déçue par le film "Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu" que j'ai trouvé trop caricatural, mais je crois que je vis un peu loin, parfois de certaines réalités... S'il a aidé à dénoncer un racisme de base bien trop ancré, tant mieux, mais je n'ai pas ri...


J'ai trouvé carrément raté le dernier film de Resnais (pourtant j'adore !!), peut-être aurait-il du s'arrêter à temps...? 




Je suis "bon public" (quoique) mais là (rare chez moi) je me suis emmerdée à deux sous de l'heure, vraiment...

J'ai trouvé moyen car trop convenu, "Une promesse", mais ça peut plaire ! Très beau esthétiquement .



 et j'ai été agréablement surprise par le film de femmes "Sous les jupes des filles " moins léger que ce à quoi je m'attendais et très juste sur où on sont une bonne partie des femmes en France actuellement ! Un film que j'ai adoré voir .
je le recommande aux...hommes ! 


Et nous avons re-vu (oui, oui )  le sublime, le génial, l'extraordinaire 
"The Grand Budapest Hotel" une pure merveille, un bijou, beau, grand et bon pour nous les humains....



Le cinéma nous emporte ailleurs en nous approchant aussi plus près de qui nous sommes.

C'est aussi génial de profiter de films en vraie salle de cinéma à des tarifs raisonnables, et aux heures qui nous conviennent, ça pour ça l'IEF encore une fois, est vraiment un luxe de vie !

Alors merci à ceux qui font vivre ces petites salles, puissent -elles continuer à exister longtemps...
Merci à notre Palace !

MAJ et maintenant Merci au 

Sémaphore , à Nîmes ! 





lundi 7 juillet 2014

IEf et un Monde à construire : 1 = Alimentation aujourd'hui et demain =

Voici un article écrit à 4 mains , Madalen ainsi  et jeune fille du temps comme cela.

Bonjour , cela fait un moment que j'ai envie d'écrire à propos des liens entre notre IEf / Vie libre d'école et l'alimentation , tout comme les liens avec l'info et l'avenir du Monde , d'autant plus que Miss JFdT est ado et est largement concernée....

Le fait d'avoir eu plus de Liberté en temps (un luxe !) pour moi , m'a permis entre autres , de repenser plus tranquillement (hou ,à des tas de choses !!) , à notre façon de nous alimenter....

Petit à petit , assez vite , on a quitté la grande ville , mangé Bio , mangé végétarien , puis , avec souplesse , on a mangé surtout localement , et maintenant (encooore! ) on ne rentre dans aucune case , on n'est plus végétariens uniquement , ça dépend . Cela dit , chez nous , on ne cuisine pas de viande , mais on mange surtout en "conscience". J'ai , pour ma part appris à jardiner (donc bio on n'allait pas s'auto-empoisonner ) on a eu certaines années un grand potager , un poulailler pour les oeufs , et j'aimais beaucoup cela ! 
je souhaite d'ailleurs à terme , retrouver cette possibilité , en attendant , on a la chance de pouvoir intégrer bientôt ici des jardins partagés . 

En tout cas , la réflexion sur la santé , la nourriture , la production des aliments a accompagné la réflexion et le changement de vie , qu'a été le choix de vivre libre d'école.


Il est vrai que le fait de quitter l'école et de manger autrement ont été lié. Quand j'étais petite, j'avais l'habitude de lire les ingrédients de tous ce qui passait à ma portée ! J'ai donc posé beaucoup de questions à mes parents à propos de tous ces additifs (entre autres...).


Oui, c'est vrai ! C'était extra car ça a donné lieu à beaucoup de discussions entre toi et nous , et tu as beaucoup appris ainsi. Nous aussi d'ailleurs , car il nous a fallu affiner nos réponses ...:-) Je me souviens très bien de ces discussions , et de ta conscience qui s'aiguisait sur ces questions de l'alimentation....


Du coup, grâce à vos réponses et à nos échanges, j'ai pu comprendre l'impact de l'alimentation sur la santé. 

Oui , je me souviens que ça te préoccupait beaucoup même ! Sinon , est-ce que tu te souviens (à peu près ) quand tu as commencé à prendre conscience de l'impact des modes de culture sur la "santé " de notre planète , la terre ?

Je crois me souvenir que cela a commencé vers mes 5 (ou 6...) ans, avec les DVD "Ma petite planète chérie". C'était très bien fait, et comme je ne le regardais pas seule, j'ai pu vous poser plein de questions et comprendre qu'il fallait protéger la planète. J'avais même appris la chanson du générique  sur l'Océan par coeur !
Quand nous sommes arrivés à la campagne, je me suis encore plus rendue compte de l'importance de la terre, car, toi Maman, tu as commencé à faire un potager. Je me souviens aussi pour mes 9 ans, quand Papa a construit un poulailler !

Oui ,moi aussi ! C'était une sacrée expérience pour moi de débuter en jardinage comme ça ,j'ai adoré tout de suite. Tu as mis très longtemps à ma grande surprise à avoir envie de participer à cette activité. Enfin , si pour cueillir et récolter ça allait ! Ca m'a encore appris sur le fait qu'il était inutile et pas très bénéfique de se faire des idées sur ce qui pourrait plaire à des enfants (Impossible de généraliser !! On peut proposer mais voilà....)  Je me souviens des noms que tu as donné aux Poules et à la Cane aussi , de la construction du poulailler (tu te souviens ?) et des oeufs que tu ramassais , tu te souviens ? 
Vers tes 9 ou 10 ans on était abonnés à Silence et à aux 4 saisons du jardin Bio et tu les lisais tous , je me souviens !!! Cela aussi a dû te marquer ,non ?

Bien sûr, que je m'en souviens ! Rousseneige, Rousselaine, Rousselune et Outka I (Puis Outka II !)
je me souviens aussi de mes lectures de S!lence et des 4 saisons du jardin Bio. Je me souviens avoir été très attirée par la rubrique sur les races de poules ! J'ai aussi lu avec beaucoup d'attention les articles sur les villages en transition dans S!lence et les manières de lutter contre les insectes mangeurs de plantes.

Hé oui !  On n'avait aucun appareil électrique en cuisine ces années -là , on avait ce projet qu'on n'a pas pu réaliser de maison autonome , et je sais que ça te plaisait.... :-) Le fait aussi , d'avoir une cuisinière à bois comme seul chauffage , et de cuisiner énormément de choses maison , allait avec cette prise de conscience. Je faisais (ben non , je fais ,lol !! ) le pain , mon levain , du kéfir , nos gâteaux , nos tartes , nos biscuits , nos plats ben tout et l'amouroux cuisinait aussi beaucoup ! Tu as appris à cuisiner ,mine de rien ! On cueillait aussi des herbes dites sauvages , pour nos salades ou en galettes , ça a fait partie de ton quotidien dans cette partie de ton enfance en campagne . Et ça reste. Moi ,ça m'a beaucoup changée , mais plus comme si je me retrouvais ,en fait . Ce que j'aime maintenant c'est toutes ces expériences , et puis les vivre ici mais plus au soleil et avec plus de gens dans le partage. Je trouve ça plus riche , mais toi petite je n'avais pas l'impression que ça te souciait : Si ?


Je ne me souciais pas vraiment de voir beaucoup de monde. J'aimais (et j'aime toujours !) le partage, mais ça ne me manquait pas. J'ai en effet beaucoup aimé pouvoir apprendre la cuisine avec vous. Je me souviens des salades au pissenlit et au plantain que l'on faisait ! C'était bon... :) Le fait de t'avoir vu faire le pain m'a apporté, car je sais que plus tard, je ferais mon pain, mes tartes et mes galettes maison ! 



Et tu les fais déjà d'ailleurs !  

Tu te souviens , quand à 10 ans tu as vu avec nous , dans un tout petit cinéma , le film de Coline Serreau (Tu avais déjà vu"La belle Verte" ...) "Solutions locales pour un désordre global". ? Toi , jamais malade , tu as vomi pendant ce film..... Je pense que le contenu n'y était pas étranger.... Est-ce que ce film t'a marquée et de qui tu te souviens comme ça , spontanément ?

Spontanément, je me souviens de Claude et Lydia Bourguignon. Je me souviens aussi de cette femme indienne qui m'avait fait prendre conscience que ça concernait tout le monde - y compris nous... 

Oui , c'est Vandana Shiva , une physicienne et militante écologique et féministe extrêmement courageuse !  





Du coup , j'en reviens à ce qui m'a donné envie de te proposer cet article aujourd'hui ! 
Le documentaire de Marie-Monique Robin " Les Moissons du Futur" qu'on a visionné tout à l'heure.
Alors , qu'en as-tu pensé ?

Je l'ai trouvé très intéressant, car il montre que, pour produire de manière harmonieuse avec la nature, il faut d'abord comprendre la...la nature, justement, du sol que l'on souhaite travailler ! Et il montre aussi des manières de travailler en accord avec les traditions des pays, comme la Milpa au Mexique ou les rizières au Japon. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé cet agriculteur japonais (et sa femme !) et leur manière de fonctionner. Ils vont vraiment jusqu'au bout de la démarche.


Oui , moi aussi j'ai craqué sur la sérénité de ce couple de japonais . Ca va encore plus loin que les AMAP qu'on connait pour l'instant.
Les Mexicains aussi sont très intéressants , et sinon c'est marrant toutes ces techniques d'Agroécologie , finalement ça me fait un peu penser aux méthodes pédagogiques actives: En fait peu importe , ce qui compte c'est l'état d'esprit ! Respecter et connaitre la terre , le Sol et les plantes et  produire en comprenant les choses dans leur globalité ,pas juste viser la production , le résultat , c'est assez proche de mon approche de la "Pédagogie"  en toute modestie ! ;-)  Toi , tu as envie ,ou pas encore (ou pas du tout ) d'agir pour plus d'agroécologie , des idées d'actions te viennent , des envies d'approfondir ? 


En pensant à cet homme au Malawi, qui travaille dans un institut d'agroécologie, j'ai envie de planter des arbres ! (Comme Jean Giono, hihi !) J'ai aussi envie de pouvoir jardiner en tenant compte de tout ce que j'ai appris en regardant ce documentaire. Planter des melons ou des pastèques aux pieds d'arbres fruitiers qui serviraient de tuteurs à des haricots...

Chouette , oui , bonne idée , ça tombe bien on peut de nouveau jardiner ici ! ;-) Pour les arbres faut voir , tu peux voir avec ton groupe de pionniers peut-être ? (Groupe de scoutisme grands ados) 

Bien , et voilà ce documentaire formidable pour ceux que ça tente , et puis n'hésitez pas à nous laisser des commentaires sur le blog , car...il n'y a pas que que Facebook dans la vie  ;-) 



Merci à celles et ceux qui nous auront lu jusqu'au bout ! 

Pour finir , avec un peu d'humour et en chanson voici le nouveau Clip d'une chanson d'Alexis HK qu'on aime bien chez nous . Comme il le chante : 
"On peut apprendre l'amour comme une règle d'or,
pour pardonner les vivants
et les morts.
Mais on n'apprend pas à un porc à cesse de se gaver.
Tant qu'on remet de l'or dans son écuelle d'acier."..... 
A bientôt , et belles journées à vous et surtout , ....bon appétit !! ;-) 





mardi 17 juin 2014

Le labyrinthe vers la liberté

Bonjour !

Après une longue pause, je me mets de nouveau à mes critiques des livres de Virgule. (Voir ici et .) Je ne vous ai pas encore présenté mon troisième arrivage de livre, mais cette fois-ci, j'ai décidé de vous les critiquer un par un. Aujourd'hui, je vous présente donc mon livre préféré parmi les cinq que j'ai reçu dernièrement : Le labyrinthe vers la liberté de Delia Sherman (Titre original : The Freedom Maze.) 





Le labyrinthe vers la liberté, raconte l'histoire de Sophie Fairchild, treize ans. En cet été 1960, Sophie va devoir passer les vacances à Oak Cottage, en Louisiane, avec sa tante et sa grand-mère. Cette dernière regrette tout haut le temps où les Fairchild possédaient une plantation de canne à sucre et des esclaves, ce qui met Sophie très mal à l'aise. 
Sophie s'ennuie à Oak Cottage, alors elle lit beaucoup et rêve d'aventures.

"Depuis que Papa lui avait lu Peter Pan, quand elle était petite, Sophie rêvait de vivre une aventure fantastique. Elle imaginait qu'elle voyagerait dans le passé ou dans un monde comme celui de Narnia, plein de magie et d'animaux qui parlent, [...].

Tandis qu'elle explore la propriété, Sophie rentre dans un vieux labyrinthe et rencontre une créature fantastique qui lui propose d'exaucer un de ses souhaits. Sophie accepte et se retrouve au même endroit, un siècle plus tôt, un peu avant la guerre de Sécession. Mais quand on la découvre, on la prend pour une domestique et elle se retrouve esclave au service des ses propres ancêtres !
Mais comment va-t-elle supporter cette nouvelle vie, si dure ? Sophie se découvre des ami(e)s, mais une question la taraude : arrivera-t-elle à partir de ce passé si effrayant et surtout si réel ?


Ce que j'ai pensé de Le labyrinthe vers la liberté au début de ma lecture :
Au début de ma lecture, je me demandais comment l'auteure allait raconter le voyage dans le temps de son héroïne de manière crédible. Mais dès la première rencontre de Sophie avec la créature, il m'a été impossible de lâcher le livre !


Ce que j'ai pensé de la fin de Le labyrinthe vers la liberté :
J'ai vraiment bien aimé la fin. Cela m'a fait plaisir de retrouver des traces des personnages que Sophie a rencontré. (Je n'en dis pas plus...^^) Bref, l'auteur a réussi à faire le lien entre le voyage de Sophie et sa vie d'avant. (Et d'après...)


La narration, à la troisième personne, explore bien le changement d'esprit de Sophie et son hésitation entre revenir chez elle et rester avec ses ami(e)s. Pour le côté historique, le livre est très bien documenté, mais l'auteure n'abreuve pas non plus le lecteur de détails historiques en oubliant ses personnages. 

"La guerre de Sécession allait se déclencher dans - Sophie réfléchit - moins d'un an. Elle se demanda si elle devait en informer se ancêtres, puis décida qu'elle n'allait pas prendre le risque de changer [...] le cours de l'histoire : elle s'exposait à retourner dans le présent pour découvrir qu'elle n'était pas née. Elle pourrait cependant faire savoir aux esclaves qu'ils allaient être libérés [...]."

Les personnages ne sont pas caricaturaux (ce qui fait plaisir...) et ils ont tous un petit quelque chose de particulier qui fait qu'on s'y attache - sauf Mlle Liza et M. Akins. Je regrettais presque que le livre s'arrête tellement j'avais envie de savoir plus de chose sur eux. (Mention spéciale à Canny et à Antigua...)


Pour conclure, je dirais que Le labyrinthe vers la liberté est un livre émouvant, drôle, intéressant et que Delia Sherman a très bien réussi le mariage entre l'historique et le fantastique.


Voilà, j'espère que cette chronique vous aura donné envie de lire ce livre. A bientôt !

jeudi 5 juin 2014

IEF et Stages

On me demande souvent comment faire pour les stages quand un/ une ado est en IEf ...

Je réponds et en prime j'ajoute que c'est plus simple ....

Les ados /élèves n'ont droit qu'à un stage en classe de 3ème....
C'est peu , fort peu pour explorer le monde du travail , assouvir ses curiosités et se faire la main sur divers champs professionnels , quitte à observer .

En IEF (Instruction en Famille , Libre d'école donc , rappel pour les distrait(e)s) ;-) on est bien plus libres à ce sujet aussi....

Pour exemple Miss Jeune fille du temps, actuellement 14 ans et demi , en est à son 4 ème stage et en prévoit d'autres.

A chaque fois , ce qui est commun aux retours des Maitres de stage la concernant c'est son sens de l'initiative et sa vivacité qui les séduit .Après ça diffère selon les stages .


Mais j'avoue à chaque fois , ce ne sont que des compliments et ...ça fait plaisir pour elle comme pour moi ! ;-)

Je pense que c'est parce que (et l'IEF seule n'y suffit pas ) les valeurs développées chez nous mettent en avant la débrouillardise , la prise d'initiatives , et la créativité.(Avec bien sûr une base de forte confiance en soi ) A ça j'ajouterai que Miss Jeune fille du temps est naturellement très observatrice et volontaire .

Bien entendu fondamentalement , ce qui fait que ça fonctionne bien , c'est la motivation, la sienne .

On en parle ensemble certes , mais c'est elle qui choisit en final de faire ces stages .Cela ne lui est pas imposé . Et la Motivation est un des moteur essentiel d'un apprentissage réussi . Qu'il soit manuel ou autre , de toutes façons comment séparer encore le manuel de l'intellect ? Tout est lié....

Donc dans notre ancienne région pluvieuse et morose , (.......) Miss a effectué deux stages : Le premier dans une boutique de vêtements bijoux indiens où la patronne l'avait chargée de la vente des bijoux et foulards . En cadeau elle a reçu de beaux bijoux , ça fait toujours plaisir !

Avant qu'on parte (aaaaahhhh enfin !!) vers le soleil , elle a fait un  stage chez une toiletteuse , qui a souligné aussi sa prise d'initiatives .

Depuis notre envol vers le Vigan , Miss a fait un premier stage (car elle en prévoit au moins un second vu sa passion pour le cinéma ) au Cinéma Le Palace , où elle est accueillie de façon royale :Je remercie les deux personnes qui l'accueillent car elle apprend beaucoup et se sent fort bien avec !

J'en profite pour faire part de mon enthousiasme  ;-) pour ce cinéma , qui , s'il est petit , est extra ! Bonne programmation , débats , et très bon accueil ! Une ambiance des plus agréable , j'apprécie !

Donc , Allez au Palace !!

On est loin des affreuses salles commerciales à pop-corn  et sans âme .... qui hélas poussent un peu partout...

Et cette semaine , Miss effectue un stage de 5 jours comme apprentie -serveuse dans un restaurant où elle est  bien accueillie , où elle travaille et où on est ravis de son job ; Le retour est "Dommage qu'elle n'ait pas 16 ans je l'embaucherais de suite" !  elle est ravie !
J'ai nommé "Le Chandelier " au Vigan toujours ! :-)

Elle écrira elle -même si elle le souhaite ce qu'elle a appris pendant ces stages ....

En attendant dès que votre enfant en IEF a 14 ans , officiellement il peut effectuer tout type de stage du moment que vous avez une convention de stage .

Que je vais mettre à votre disposition en fin de cet article .

Miss a aussi une passion (mais combien en a -t-elle ?? ) :-D   pour la vannerie .



Elle a testé la vannerie à partir d'écorces de châtaigniers le 1 er Mai , et a convenu avec la vannière de suivre un stage chez eux , en Octobre bonne saison pour les paniers et les écorces si j'ai bien suivi... ;-)  (Ca n'a pas pu se faire à cause d'inondations)

 Voilà entre écritures de récits , Cinéma , copines et stages , ainsi que préparation  l'an prochain scolaire , du bac en candidate libre , (pour voir ) Miss Jeune fille du Temps est nourrie et heureuse , mais je veille à ce qu'elle ait encore des plages de temps libre  !!

Ca nourrit la créativité , et puis il lui faut bien du temps pour chanter /  rêver  / et bouquiner !   ;-)


(Cette photo :Un clin d'oeil !!Miss est passionnée de langues et adore l'anglais elle a sauté sur ce journal anglophone au Café Les cévennes !) ;-)  Mais elle adore la littérature ! :-)

Voici ici un modèle de convention de stage à utiliser tel quel ou modifier :

Convention de stage



belles journées à vous !


mardi 22 avril 2014

Ce qui m'inspire aujourd'hui...

Bonjour !

Me voici à nouveau sur ce blog et aujourd'hui, je ferais un message en images. 
Voilà donc quelques phrases qui m'inspirent aujourd'hui. 


 
Porte toujours ta couronne invisible.


Laissez-la dormir, 
car quand elle se réveillera, elle bougera les montagnes.


 Plus de sommeil, de musique, de thé, de livres, de couchers de soleil, de création, de longues marches, de rires, de câlins, de rêverie, de voyages, de...fun (!) et d'amour !


 Ne nous sous-estimez pas, 
nous sommes plus fortes que vous ne le pensez.


 Un sourire est la plus jolie chose que vous pourrez porter.


Restez calme et écrivez !


Voilà ! Je ferais sans doute bientôt d'autres articles un peu plus long, mais en attendant :

Rester calme et contente-vous d'être vous-même.
(Attention, ceci est une traduction approximative !)

mercredi 12 février 2014

Sujet : Tragédie

Bonjour !

Aujourd'hui, je ne peux pas résister à l'envie (!) de vous présenter d'abord le livre "avant-première" d'Elizabeth LaBan : Sujet : Tragédie. (Titre original : The Tragedy Paper.) J'ai en effet reçu les épreuves non corrigées, le livre sortant en France le 20 février 2014 !





Sujet : Tragédie raconte les histoires mêlées de Duncan et Tim. Dans l'internat d'Irving, près de New-York, la tradition veut que chaque élève de terminale laisse un "trésor" pour l'élève qui occupera sa chambre l'année suivante. Duncan hérite donc de la chambre de Tim, un élève albinos. Et comme "trésor", Tim a laissé à Duncan des CD sur lesquels il raconte les événements de l'année précédente, son amour pour Vanessa, son histoire et surtout :

"Ce que tu vas entendre - les mots, la musique, ma dégringolade et ton rôle supposé ou réel dans celle-ci - te rendra un fier service. En fait, je t'offre le meilleur des cadeaux, le meilleur des trésors dont tu puisses rêver. Je te donne la matière de ta disserte sur la tragédie."

Cette fameuse disserte sur la tragédie est le point final des études à Irving. 

Ce que j'ai pensé de Sujet : Tragédie au début de ma lecture :
Dès les premières phrases, j'ai aimé le style de l'auteure. De plus, la fin du premier chapitre (et de tous les autres...) se termine par un suspense, ce qui fait qu'on ne peut pas ne pas avoir envie de tourner la page. 

"Duncan avait fait des prouesses pour maîtriser les choses, mais il redoutait de perdre de vue ce qui était vraiment important. Et puis, ce mot - portée - l'incitait à tout remettre en question. Prendre une décision le paralysait. [...] Et le chemin qu'il empruntait, avait-il lui aussi une portée ?"

Ce que j'ai pensé de la fin de Sujet : Tragédie :
La fin est drôle, assez émouvante même, surtout après les chapitres précédents... Elle est agréable et (grand avantage par rapport à certains livres que j'ai lu...) elle ne m'a pas laissée sur ma faim. En fait, je la trouve même très bien faite, car les livres avec des bonnes fins ne courent pas les rues bibliothèques. ;)

La narration alterne entre l'histoire de Tim, à la première personne et celle de Duncan, à la troisième personne. L'auteure évoque sans cesse à demi-mot l'événement de l'année précédente, donnant envie au lecteur de continuer le livre jusqu'à la toute fin...

"Duncan savait ce que Tim avait mis en branle. Pourquoi un voyant rouge ne clignotait-il pas chaque fois que quelqu'un faisait un mauvais choix ou un choix désastreux, en l'occurrence ? [...] Il avait déjà vécu ces moments, pourquoi s'infliger cette épreuve ? [...] Et puis, il entendait la voix rocailleuse de Tim le remercier de l'écouter. Il ne voulait pas le laisser tomber encore une fois. Il l'avait déjà fait."

Les personnages sont très bien construits, avec une personnalité propre qui ne les quitte pas. Je n'ai pas pu m'empêcher de m'attacher aux personnages principaux, particulièrement à M. Simon et sa phrase de fin de cours : "À présent, allez répandre beauté et lumière."

Voilà, pour conclure cette chronique, je dirais que Sujet : Tragédie est un magnifique roman, tragique évidemment, mais également plein de beauté et d'émotion.

J'espère que vous pourrez le trouver et le lire quand il sera sorti. À bientôt !


La "bande-annonce" du livre (en anglais) : 

mercredi 5 février 2014

Les livres de Virgule ou une nouvelle fournée littéraire

Bonjour !

Après avoir renvoyé les livres de Virgule que je devais critiquer, (Mais ils me les rendront après lecture = I'm happy ! ) j'en ai reçu de nouveau ! Jusqu'ici, je n'en n'ai lu qu'un seul, donc pour les autres, je vous ferais un résumé. (Parce que j'ai envie de le  faire) ^_^

  

J'ai reçu :
"Sujet : tragédie" d'Elisabeth LaBan : un livre magnifique, tragique (évidemment !) et surtout plein d'émotions. Il m'a été impossible de le lâcher tant que je ne l'avais pas fini. De plus, c'est un livre "avant-première" (!), qui sort le 20 février 2014.J'étais trop excitée d'avoir entre les mains un exemplaire d'un roman encore non-édité ! It's so exciting !

"Ce qui ne nous tue pas" d'Antoine Dole : là, comme pour les livres suivants, je ne dis rien, j'ai seulement lu le premier chapitre !

"Mes débuts dans l'art" de Chris Donner : J'en suis au premier chapitre, mais j'adore déjà le style de l'auteur ! (Maman l'a dévoré , elle en fera peut-être une critique aussi,qui sait?) ;-)



"Je vous écrirai" de Paule du Bouchet : je peux juste vous dire que le personnage principal s'appelle Malia...

"Les sauvageons" d'Ahmed Kalouaz : ...et que le personnage principal de celui-ci s'appelle Hippolyte. 


Voilà, je suis censée renvoyer mes critiques vers avril 2014, en attendant que je lise mes livres, il y aura mes chroniques sur les autres livres.. À bientôt !


vendredi 31 janvier 2014

Une planète dans la tête

Bonjour !

Après presque deux mois d'absence sur le blog, je me remets à mes critiques ! Mes critiques pour Virgule sont parties, mais je vais vous faire des versions un peu plus longues et des résumés. Aujourd'hui je vous présente le livre de l'auteure britannique Sally Gardner : Une planète dans la tête. (Titre original : Maggot Moon.)






Ayant lu une critique de ce livre sur le blog de Nathan, j'ai été agréablement surprise de découvrir "Une planète dans la tête" parmi les livres de Virgule ! Je me suis donc mise à le lire ruée dessus et je l'ai fini avant même de regarder vraiment les autres livres ! 

Le héros de cette histoire, Standish, est dyslexique et vit dans un monde totalitaire. Dans ce monde étrange, il est sans cesse rabaissé à cause de ses différences. La "Zone 7", la zone des impurs, où il vit avec son grand-père, est surveillé jour et nuit. Un jour, une famille emménage à côté de chez eux. L'événement n'est pas commun et très vite, Standish se lit d'amitié avec son nouveau voisin, Hector. Hector est insoumis, à l'école, il répond au professeur et protège Standish des agressions constantes qu'il subit. Pour sortir de leur quotidien, ils se réfugient dans le monde imaginaire qu'ils ont inventés : la planète Juniper, où "le soleil brille en Technicolor." Mais la famille d'Hector disparaît soudain sans laisser de traces. Standish perd son seul ami et se demande qu'est-ce qui a bien pu arriver. Hector serait-il parti chercher leur ballon de foot de l'autre côté du mur ? Qui est l'homme de la lune et que cache-t-il comme secrets ?

Les questions augmentent au fur et à mesure de l'histoire, mais les réponses ne viennent qu'à la toute fin. Ce livre très "coup de poing" m'a totalement surprise. Tandis que je progressait dans l'histoire, je ne pouvais s'empêcher d'être aux aguets, d'attendre avec un peu de tension ce qui allait arriver à Standish. Une planète dans la tête est un très bon livre dont le suspense m'a tenu en haleine jusqu'à la dernière page. L'auteure a parfaitement su retranscrire l'évolution de la pensée de Standish. L'amitié entre Standish et Hector est très émouvante.
L'intrigue est rondement menée, tant qu'on n'a pas lu le récit, on n'imagine pas que ça concerne autant les personnages. L'auteure prend parfois un peu trop son temps, en dévoilant des aspects importants un peu tard dans le récit (du moins à mon goût.)
Malgré une écriture assez froide qui met un peu de côté les émotions, l'auteure arrive à nous entraîner dans l'histoire. Mais Standish n'exprime pas souvent ce qu'il ressent, ce qui rend parfois l'écriture et le personnage plus distants.
Les personnages ont tous une place précise dans l'histoire, qu'il ne quitte quasiment pas, sauf quelques exceptions. On connait leur caractère et on se doute facilement ce qui va leur arriver niveau "cœur".

Pour conclure cette article, je dirais qu'Une planète dans la tête est un très beau récit, qui m'a vraiment entraînée. 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, la prochaine fois, je vous présenterai les 5 nouveaux livres de Virgule, qui sont arrivé hier ! 

Etre soi , IEF pourquoi on aime :



Bonjour !

Avec ceci, tout presque aurait été dit sur "Pourquoi choisir de vivre sans école ?", pourquoi l'IEF...?

Parce que, pour l'instant ,rien ne me convainc (punaise qu'il est complexe à conjuguer ce verbe !!), dans l'école, non seulement telle qu'elle est actuellement, mais même...

Une école pour moi c'est :
-Des horaires imposés déjà... - Déjà là, je n'aime pas - Je veux pouvoir apprendre, questionner le monde, moi-même les autres , quand ça me chante , je veux que mon enfant puisse agir de même quand ça lui chante....

_ Un groupe imposé ....-Non plus - Que c'est "lourd" !!!  J'ai connu en tant qu'enfant , comme instit aussi et en tant qu'adulte avec d'autres ,oooh pffft !!! ;-)   Sur de si longues périodes c'est vraiment donner son sens à "l'enfer c'est les autres " célèbre citation de Sartre ! ;-)

_Vivre uniquement avec des gens du même âge et de façon infantilisée tout le temps , alors ça c'est grave !  -Non mais qui aime ne cotôyer  que des gens du même âge ? Et pour apprendre ce serait bien ,ça ? Faible argument s'il en est....

_ Des murs ,d es murs et des murs !! Une école dans la nature ,non? Avec une forêt , une rivière ,  des champs etc...Ce n'est pas possible légalement maintenant , mais on peut avec l'IEF on a connu , quand elle était petite Petite Fille du temps en a bénéficié et ça ...ça c'est juste irremplaçable !!




Contre -argumentaire pour des adolescentsE :
;-)

(A partir d'un constat , plus ça va moins il y a de non scos ados encore moins grands ados , en France)
_ Vivre avec d'autres , c'est pas mal à apprendre
_Pouvoir croiser d'autres ados pemet aussi des amitiés et de premières amours.
_ Où est-ce le plus facile de préparer son bac(pour ceux qui en ont envie) ? En lycée ou en solo en IEF ?


Mix de chez nous !

Les questions demeurent , ou reviennent , c'est "normal" on serait "des idiotes" de ne plus se questionner... Mais...

La liberté des horaires , la liberté du choix des apprentissages et de créations reste primordiale , et du coup relègue le reste ...loin derrière !

Ca nous pousse ! En avant , vers de meilleurs solutions (pour nous) , et nous rend toujours plus et chercheuses de Vie et dans le plaisir des instants vécus .


Miss Jeune fille du temps est très attachée à cette façon de vivre, au point de se sentir prête à s'auto-gérer plus si je dois /veux/souhaite partir plus souvent en extérieur pour travailler .

Et ma foi j'ai confiance en elle.

Cet article a fini de me convaincre et elle, de la conforter ! ^_^, alors nous partageons !

En ligne ICI :

lors que la grande majorité des occidentaux sont scolarisés dès leur plus jeune âge, j’ai vécu les seize premières années de ma vie en dehors de l’institution scolaire. J’ai ensuite rejoint le lycée où j’ai passé trois ans. Je crois ainsi avoir vécu une expérience intéressante que je me propose de partager avec vous. Je voudrais tout d’abord témoigner de mon parcours, puis vous faire part de quelques réflexions sur l’école et la déscolarisation que j’ai eu l’occasion de construire progressivement au cours de ces dernières années.
Mon parcours
Jusqu’à l’âge de 16 ans, j’ai vécu ce que j’appellerai un apprentissage libre (« unschooling » en anglais) : je n’ai suivi aucun cours, ni en classe, ni par correspondance. Bien que peu connue, cette pratique est tout à fait légale en France, où, si l’instruction est obligatoire, l’école ne l’est pas (loi du 28 mars 1882 modifiée et ordonnance n° 59-45 du 6 janvier 1959 relative à l’obligation scolaire). Mes parents ont simplement déclaré à l’Inspection Académique que j’étais « instruit dans la famille ». Un inspecteur venait alors plus ou moins régulièrement vérifier que je possédais des connaissances acceptables. Lorsque j’ai vécu cette expérience, il était censé me visiter durant les années de CP, de sixième et de troisième. Depuis peu, il est supposé effectuer ses contrôles chaque année. Cependant, ses visites se font plutôt selon son bon plaisir, lorsqu’il en prend le temps.
Au début, ce choix de ne pas me scolariser fut celui de mes parents, et en particulier de ma mère, titulaire d’une licence d’allemand qui a beaucoup lu et réfléchi sur l’éducation, notamment lors d’une année de fac de psychologie au cours de laquelle elle avait suivi des cours de sciences de l’éducation et de psychologie de l’enfant et avait travaillé sur Pour une société sans école d’Ivan Illich. Lors de ma naissance, elle s’intéressait à la pensée de Maria Montessori selon laquelle les enfants sont capables de faire comprendre à leurs parents ce dont ils ont besoin. Or mes parents n’avaient pas ressenti de ma part de signes montrant que je souhaitais aller à l’école. L’expérience de professeur de français de mon père, maître ès lettres modernes a dû aussi contribuer à ce choix : il a en effet démissionné de son poste lorsqu’il s’est rendu compte que ses élèves n’avaient aucune envie d’apprendre : il ne considérait pas que son rôle était de les forcer à s’intéresser à quelque chose qui ne les intéressait pas. Cependant, mes parents me demandaient chaque année si je désirais aller à l’école.
J’étais ainsi « instruit dans la famille » et je ne subissais aucune contrainte quant à l’instruction. Je veux dire par là que l’on me m’imposait ni matière à travailler, ni horaires durant lesquels travailler. C’était donc ma curiosité naturelle qui me poussait à m’intéresser aux choses. Enfant, je me suis ainsi passionné pour les trains : je lisais des revues sur ce sujet, dessinais des trains et calculais leur échelle... Mes passions étaient les moteurs d’un processus d’apprentissage dont j’étais maître.
C’est dans ce contexte qu’à l’âge de dix ans environ, j’ai décidé de rédiger un journal à l’attention des autres jeunes qui ne fréquentaient pas l’école, mais aussi de ma famille et de nos amis. C’est principalement à travers cette activité que j’ai travaillé ce que l’on a coutume d’appeler le français, mais aussi la plupart des autres disciplines scolaires comme l’histoire, la géographie, la biologie ou encore la physique. En effet, au fur et à mesure que je grandissais, mon journal évoluait avec moi, et je suis passé progressivement du récit de mes journées et de la description de l’univers imaginaire que j’avais inventé avec mes frères et ma sœur à la rédaction d’un journal plus scientifique. Ainsi, vers douze ans, j’ai parlé de la l’invention des nombres. Plus tard, je me suis intéressé à des thèmes comme l’Arménie et la Chine, l’histoire de la tomate, la migration des oiseaux ou encore, à quinze ans, l’astrophysique.
Le traitement d’un tel thème me prenait environ deux mois, à raison de trois à quatre heures de travail par jour. Je faisais tout d’abord des recherches documentaires, principalement à la médiathèque de ma ville. Je lisais ensuite trois à cinq petits livres ou articles d’encyclopédie sur le thème que j’avais choisi tout en prenant des notes. Je rédigeais alors des articles de vulgarisation sur différents points à l’intérieur de ce thème. Prenons l’exemple du numéro sur l’astrophysique. J’avais alors traité de l’Histoire de la découverte de la théorie du Big Bang, de l’Histoire de l’univers selon le modèle standard, de la composition de la matière, de la question de l’infini dans l’univers et enfin de l’énigme de la nuit noire (puisqu’il y a un nombre très important d’étoiles, la nuit devrait être aussi claire que le jour) pour un total de quatorze pages. Ma dernière tâche était la recherche d’illustrations, principalement dans des encyclopédies électroniques et sur Internet, puis la mise en page et enfin la relecture.
Parallèlement, vers l’âge de douze ans, j’ai aussi décidé de faire régulièrement des mathématiques, que je travaillais à partir d’un livre scolaire avec ma mère et mon frère cadet d’un an et demi, puis de l’anglais. Ainsi, à l’âge du collège, voici globalement à quoi pouvait ressembler pour moi une journée ordinaire :
- 2/4 9 h lever 10 h
- 11 h 30 travail sur mon journal
- 11 h 30 - 12 h 30 mathématiques
- 14 h - 17 h balade en vélo à travers ma région avec mon frère, bibliothèque, sorties ou visites diverses
- 17 h 30 - 18 h 30 parfois un peu d’anglais
- 18 h 30 - 20 h 30 travail sur mon journal
Ainsi, je « travaillais » globalement cinq heures par jour. Mais je tiens à souligner que c’est moi qui décidais de mes occupations. Ce qui semble s’apparenter à du travail scolaire n’était en général pas pour moi une contrainte (sauf quand j’étais en retard pour mon journal et que j’avais décidé de le finir rapidement, mais ça faisait partie du jeu...) et que lorsque je voulais partir quelque part ou que nous visitions d’autres familles qui pratiquaient l’instruction dans la famille, je pouvais très bien décider de ne rien faire de tout cela.
Voilà pour le côté « scolaire » de ma vie hors du circuit éducatif ordinaire. Qu’en est-il sur le plan relationnel ?
Lorsque j’étais enfant, je fréquentais comme tout le monde les autres enfants de mon quartier au bac à sable ou au terrain de jeu, tandis qu’avec mes deux petits frères et me petite sœur tous trois instruits « à la maison », j’avais toujours des compagnons de jeux, de balade, de bricolage ou de travail. J’ai ensuite fréquenté beaucoup d’adultes, mais aussi d’autres déscolarisants alsaciens - nous devions être une demi-douzaine de familles à nous voir très régulièrement. Je ne me sentais donc pas en manque de fréquentations.
Cependant, lorsque j’ai atteint l’âge de l’adolescence, j’ai ressenti que la plupart de mes fréquentations étaient moins âgées que moi : à l’âge du collège, les autres jeunes de ma ville passaient de plus en plus de temps au sein de leur établissement, si bien que j’ai fini par ne plus les voir alors que les autres déscolarisants alsaciens étaient presque tous plus jeunes que moi. Je me suis alors inscrit dans un mouvement de jeunesse pour l’initiation à l’environnement, où j’ai pu me faire quelques copains, puis au club de canoë-kayak.
Cependant, là encore je ne voyais tous ces gens que le week-end. Dès lors, au début de l’adolescence, je manquais de vrais amis de mon âge avec qui « sortir » et discuter de tous les problèmes existentiels qui se posent à un jeune à cette période. Je suis ainsi devenu un solitaire dans la Nature.
C’est pourquoi, à l’âge de 14 ans, j’ai décidé de rentrer au lycée. J’ai donc pris une année pour préparer l’examen qui permet aux jeunes qui ne suivent pas les programmes de l’éducation nationale (par exemple ceux scolarisés dans des établissements privés hors contrat) de rentrer au lycée. J’ai aussi profité de cette année pour voyager - afin de voir du pays, mais aussi de nouvelles têtes. J’ai notamment passé quelques semaines en Angleterre, où j’ai contribué à l’organisation d’un festival de musique.
J’ai obtenu mon examen - premier contact avec l’enseignement académique - avec des notes assez originales (8 en maths et 18 en français, alors que j’étais persuadé d’être bon en maths, mais beaucoup moins en français, puisque si je savais écrire, je ne maîtrisais pas le vocabulaire de l’analyse grammaticale !) qui ne m’ont malheureusement pas permis de rentrer au lycée agricole où mon intérêt pour la nature et l’environnement m’avait attiré. En effet, il s’agit d’un lycée spécialisé, qui peut donc refuser des élèves. A l’entretien d’entrée, je crois que la conjugaison de ma note en mathématiques avec le récit de mon parcours peu ordinaire a profondément refroidi l’équipe pédagogique plutôt conformiste du lycée agricole.
Je suis donc rentré en seconde dans mon lycée de secteur. Cette année fut pour moi celle des nouvelles expériences, entre bons résultats scolaires et temps d’adaptation dans mes rapports avec les autres lycéens : si j’avais des amis, je ne me sentais malgré tout pas intégré.
L’année suivante, j’ai à nouveau postulé au lycée agricole, où je souhaitais entrer en première scientifique pour préparer un baccalauréat spécialité biologie écologie, qui diffère de la spécialité sciences et vie de la terre de l’éducation nationale par le fait que la géologie y est remplacée par de l’écologie (branche des sciences de la vie qui étudie les relations des différents êtres vivants entre eux et avec leur milieu). Étant donné mes bons résultats en seconde, le lycée agricole a été plus ou moins obligé de m’accepter. J’ai ainsi passé deux ans très agréables en internat. Si la mentalité de l’administration restait très conservatrice, j’ai pu trouver une formation qui me passionnait dans un petit lycée où tout le monde se connaissait et où je me suis épanoui. J’ai obtenu le bac cette année avec mention très bien et je me suis inscrit en Licence de Biologie des Organismes et des Écosystèmes.
Cependant, si à mon entrée dans le système scolaire ma motivation naturelle m’a permis d’obtenir de bons résultats scolaires, cette motivation n’a cessé de baisser au fil des années de contraintes et de travail obligatoire à temps plein imposé par l’institution scolaire.
Quelques réflexions
Mon expérience m’a donc amené à quelques réflexions sur le système scolaire que j’aimerais partager. Il m’apparaît deux idées importantes.
Dans le contexte de notre société actuelle, la préservation de relations sociales suffisantes au plein développement du jeune lors de l’adolescence en dehors du système scolaire, pendant la période du collège et du lycée me semble un sujet très important à considérer. Cependant, il me semble que ce système scolaire est tout à fait inadapté à notre nature 3/4 humaine. S’il enseigne des connaissances, il détruit dans le même temps de nombreuses qualités que possédaient l’enfant ou le jeune. Est-il alors intéressant d’entrer à l’école à partir d’un certain âge ? Quelles autres solutions envisager ?
Dans le contexte actuel, la déscolarisation me semble rendre difficile la préservation des relations sociales nécessaires au plein développement du jeune au moment de l’adolescence. Certes, j’ai toujours fréquenté de nombreuses personnes, mais il s’agissait en général soit d’adultes, soit de jeunes moins âgées que moi. En effet, à partir d’un certain âge, les jeunes passent le plus clair de leur temps dans leur établissement scolaire : c’est là qu’ils tissent des liens d’amitié, puis d’amour... D’autre part, les autres déscolarisants de mon âge étaient rares et habitaient souvent loin. Dès lors, en tant que déscolarisant, j’ai vécu une période de flottement durant laquelle je n’avais pas d’amis avec lesquels « sortir » et discuter de tous les problèmes existentiels que l’on se pose à cette période de la vie. Certes, il est probable que la plupart des jeunes se sentent perdus à un moment de leur vie. Mais il me semble tout de même que vers la période de la fin du collège, si j’ai vécu des expériences enrichissantes par d’autres côtés, le fait d’être coupé de la majorité des jeunes de mon âge m’a fait rater une étape importante : j’avais besoin d’être dans le monde des jeunes, et c’est pourquoi j’ai décidé d’entrer au lycée.
La déscolarisation pose donc le problème de la vie entre jeunes à l’adolescence. Mais l’école pose d’autres problèmes. Le système scolaire me semble inhiber, voir détruire de nombreuses qualités inhérentes à l’Homme et qui ne s’expriment en général dans notre société que chez l’enfant : il me semble qu’il menace la curiosité naturelle de l’Homme comme sa créativité et son originalité. Il me paraît tendre au contraire vers l’uniformisation.
Notre système éducatif me paraît tout d’abord menacer l’envie d’apprendre que l’absence de cours académique préserve. Ainsi, lors de mon expérience de l’apprentissage libre, c’est à dire en l’absence de contrainte, ma curiosité naturelle m’a poussé à m’intéresser à de nombreux sujets différents. J’ai ainsi lu des livres ou des revues scientifiques qui m’ont permis d’acquérir de moi-même les connaissances qui sont imposées à d’autres. J’ai même pu aller plus loin et m’intéresser à l’astrophysique à un niveau qui n’est pas traité au lycée à travers des livres comme ceux d’Hubert Reeves. Ma curiosité et mon envie d’apprendre m’ont poussé à me donner des obligations, comme la rédaction de ma revue à intervalles réguliers ou la pratique quotidienne des mathématiques, objectifs qui m’ont poussé à organiser mes journées.
Au contraire, le système scolaire impose à l’élève de nombreuses contraintes. Tout d’abord, le savoir lui est imposé : il est tenu de s’intéresser à la physique de 8 h à 10 h, puis à l’histoire de 10 à 12, etc. De plus, les heures de cours me semblent trop nombreuses : on requiert l’attention de l’élève environ huit heures par jour, sans compter les devoirs, alors qu’à la maison je ne travaillais que cinq à six heures dans une journée en évoluant autant sinon plus qu’un élève scolarisé. Apprendre devient alors une contrainte dont on cherche naturellement à se libérer. La curiosité naturelle disparaît, et le désir d’apprendre se transforme en corvée des devoirs.
C’est mon expérience personnelle qui est à l’origine de ces conceptions. Il me semble en effet que c’est mon envie d’apprendre, préservée par la non-scolarisation qui m’a permis d’avoir de bons résultats au lycée, alors que pour la plus grande partie de mes camarades scolarisés depuis la primaire, apprendre était déjà devenu une corvée. De même, je pense avoir personnellement vécu cette démotivation progressive. En première, je travaillais mes cours car ils m’intéressaient. J’étais naturellement motivé pour des révisions qui étaient pour moi agréables. En terminale si j’étais toujours intéressé, apprendre devenait une contrainte, d’autant plus qu’il y avait un objectif imposé à la fin de l’année : le bac. Il m’arrivait plus souvent qu’auparavant de me dire « je n’ai pas envie de travailler, mais je dois le faire ». Ainsi, au bout de trois ans de cours au lycée, j’ai ressenti une certaine perte de motivation, qui s’est encore accentuée à la fac. Dès lors, il me semble que les personnes scolarisées depuis leur enfance, en particulier les plus fragiles, peuvent avoir perdu toute envie naturelle d’apprendre. Elles doivent se forcer pour tenter de comprendre ce que l’on se croit tenu de leur enseigner, et finalement se résigner à tenter d’apprendre sans y parvenir pour finalement être amenées à redoubler.
J’ai ainsi acquis la conviction que notre système éducatif inhibe la curiosité naturelle de l’Homme
De plus, il me semble que l’institution scolaire inhibe aussi la créativité qui fait de chacun de nous des êtres différents et donc intéressants. En poussant à la recherche d’un résultat immédiat, sanctionné par la note, elle forme à la productivité. Elle s’oppose dès lors aux arts, à la philosophie et en général à toutes les activités qui ne sont pas directement utiles, c’est à dire qui ne servent qu’à satisfaire le bonheur intérieur de l’individu. Il me semble ainsi particulièrement stupide - bien que ce soit justifié par la volonté d’initier le plus grand nombre à cette discipline passionnante - de pratiquer la philosophie, qui demande une réflexion personnelle poussée dans un cadre scolaire. Demander aux élèves de réfléchir à un sujet qui ne les préoccupe pas forcément durant un laps de temps prédéfini me semble aux antipodes d’une réelle démarche philosophique. Cet exemple montre bien à mes yeux que le système scolaire n’enseigne qu’une productivité qui s’oppose à une réelle réflexion. Dès lors, il est facile de se laisser entraîner dans le superficiel et de ne plus penser profondément par soi-même. Il me semble ainsi que la préservation d’une certaine indépendance d’esprit et d’une certaine marginalité demande dans le système scolaire une grande 4/4 force de volonté - force que je ne crois pas que j’aurais eu. D’autre part, les personnes les plus sensibles pourraient ne pas être en mesure de s’adapter à un système totalement opposé à leur nature profonde et subir ainsi l’échec scolaire. Notre système tend donc à l’uniformisation et me semble plus en mesure d’abrutir des individus qui deviennent ainsi de bons consommateurs que de contribuer à créer une société riche de ses différences
Ainsi, les méthodes éducatives académiques me semblent inhiber à la fois la volonté d’apprendre, la sensibilité et la créativité de l’individu : en tentant d’en développer d’autres, elles tendent à détruire certaines qualités inhérentes à l’Homme et me semblent donc loin d’un idéal éducatif.
Si le système scolaire me semble très imparfait, il me semble qu’à partir d’un certain âge, il est enrichissant de sortir du contexte familial qui devient pesant à la longue pour vivre pleinement avec d’autres jeunes.
Une solution envisageable est d’entrer à l’école. La question qui se pose alors est celle de l’âge où l’entrée dans le système est la moins préjudiciable pour l’enfant. Il me semble en effet bénéfique de vivre hors du contexte scolaire pour forger sa personnalité et devenir ainsi moins perméable à un système destructeur, d’autant plus que c’est seulement lorsqu’ils vieillissent que les jeunes se cantonnent à leur établissement ; à l’âge du primaire, je ne crois pas avoir manqué de copains. Ayant vécu une période de flottement à la fin du collège, j’ai tendance à penser qu’il peut être intéressant pour un jeune déscolarisant de rentrer au collège. Cependant, de l’avis de plusieurs personnes qui ont toujours été scolarisées, le collège est l’un des moments les plus difficiles pour résister à la pression du système scolaire, notamment vis à vis de la curiosité naturelle, car il ne demande à l’élève qu’un apprentissage par cœur, tandis que sous le regard des autres, les jeunes encore immatures qui le peuplent ont tendance à succomber à toutes les modes sans y consentir profondément.
Cependant, plus qu’une simple adaptation au système scolaire, il me semblerait intéressant de créer une communauté éducatives où des jeunes déscolarisants se regrouperaient pour passer une partie de leur vie et vivre des expériences éducatives ensemble, sans professeurs ni cours. Certes, cela nécessiterait de trouver des façons de s’ouvrir sur l’extérieur pour ne pas créer un ghetto alternatif, mais pourquoi ne pas imaginer, par exemple, de monter des projets communs avec des lycées ?
Conclusion
Le système scolaire me semble critiquable à la fois du point de vue de l’apprentissage, puisqu’il transforme la curiosité naturelle en corvée d’apprendre, et du point de vue du développement de l’individu, puisqu’il inhibe sa créativité et son individualité au profit de la productivité. Cependant, il se trouve que c’est le système actuellement en vigueur dans notre société et qu’il draine tous les jeunes. Dès lors, dans notre monde actuel, il me semble nécessaire de réfléchir à la façon de préserver les relations sociales nécessaires à son plein épanouissement. Cela peut passer par la scolarisation, mais il me semble plus intéressant d’envisager un regroupement entre jeunes déscolarisants qui souhaitent vivre ensemble des expériences différentes sans se couper du monde
Enfin, ne pourrais-t-on pas imaginer un système éducatif dans lequel l’enseignement serait proposé sans aucune obligation. Chacun, suivant ses désirs, sa volonté et ses projets suivrait ceux qu’il souhaite, poussé par une curiosité naturelle qui pourrait pleinement s’exprimer. S’il doit justifier de ses connaissances, rien n’empêcherait le jeune de passer des certificats lorsqu’il se sentirait prêt, tandis que, le système étant généralisé, le problème de la préservation les relations sociales au sein d’un système marginal serait résolu de lui-même.
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La conclusion (par JF du Temps) :

Pour moi, l'article ci-dessus a vraiment été utile. Quand j'ai lu, qu'à 14 ans, l'auteur était entré au lycée, je me suis dit : "C'est bien, je vais connaître l'expérience de quelqu'un d'autre. Je vais savoir si elle (ou il ?) a réussi à se faire des ami(e)s, malgré le système scolaire."  Mais finalement, je pense vraiment qu'un système qui, pour reprendre les mots de Madalaine plus haut, réunit les individus en groupe du même âge, n'est sûrement pas un système créatif, libéré et libérateur ! ;) Quand j'entends mes amies scolarisée me dirent que j'ai vraiment de la chance (c'est vrai, ça !), je n'ai pas envie de m'enlever tout ça.
Pour moi, être soi est vraiment la plus grande et sans doute la plus importante des choses de la vie. J'aime profondément être moi-même et je pense que rien au monde ne pourra m'enlever cela.