jeudi 14 novembre 2013

L'enfant doué (HQI) et l'amitié :

Bonjour ,

J'ai lu ce matin cet excellent article d'Arielle Adda , spécialisée dans les personnes douées (A Haut potentiel , dites précoces , etc....ou nommées PASIMIP par Jeune fille du temps.)

J'apprécie beaucoup les conférences d'Arielle Adda ou ses livres.(Le travail de Monique de Kermadec aussi.)

Ici , il s'agit des enfants doués , (gifted children aux USA , j'aime cette expression ...) , et des liens d'amitié , que bien souvent , en plus , scolarisés , ils ne nouent pas (et comme je les comprends , làààààà !! )

Petite fille du temps était ainsi à l'école . A l'époque nous ne savions pas que nous étions une famille hum...à part , enfin à part ça oui ,mais nous ne savions pas nommer le pourquoi du comment .

Il nous manquait un éclairage fondamental :Celui de la Douance.

Car si jeune fille du temps sait qu'elle est douée , je le suis aussi (ai pris connaissance de cet éclairage tardivement dans ma vie...), et mon mari l'amouroux itou. (Il a mis longtemps à y croire , pour finir par me dire qu'il avait passe les pré tests Mensa vers 16 ans , de lui-même , sur minitel ...!!! Quand même...!) l'est également....! ;-)

La question de l'amitié , est une question qui nous occupe tous trois depuis longtemps !! :-)

Nous en avons des approches différentes , mais petite fille du temps nous a appris , à nous les parents , bien des choses : 1 : Elle ne peut pas se lier si les échanges ne sont pas nourris .
   2 :  Si les amitiés sont rares , elles sont plus fortes et vraies que les copinages , quand il y a échanges profonds.

Aussi je ne puis que relayer que cet article profondément intelligent et juste , qui de plus rassurera bien des parents d'enfants doués , à qui je me permets de rappeler que l'école n'est pas obligatoire , et que si , l'école lamba actuelle , fait souffrir les enfants doués . (J'y étais ,notre fille y est un peu allée , et j'en ai connu  beaucoup en souffrance : La souffrance ne permet jamais de s'épanouir , surtout quand on possède une hyper -sensibilité .)

L'article d'Arielle Adda vient du site "Le journal des femmes " :



L'enfant doué et ses amis


L'enfant doué peut-il avoir des amis et conserver une longue amitié ? Arielle Adda rassure les parents.
« C’est un enfant qui n’a pas d’amis ». C’est parfois le seul motif de consultation : plusieurs maîtresses ont alerté les parents, et eux-mêmes, qui ne trouvent pourtant rien d’alarmant dans son comportement au quotidien, commencent à être gagnés par une inquiétude sournoise à l’idée qu’il n’est peut-être pas tout à fait comme les autres. En effet, il fait preuve d’une curiosité d’esprit qui n’est pas de son âge et il déconcerte par ses remarques étonnamment pertinentes.
Finalement peut-être y a-t-il quelque anomalie dans  son caractère. On entend parler de troubles psychiatriques discrets chez les enfants : il est vrai qu’il ne ressemble pas tout à fait à ses camarades, même s’il s’agit de très subtiles différences, d’ailleurs elles n’ont pas échappé à l’œil perspicace de ses maîtresses.
Le résultat au test apporte une réponse éblouissante de clarté : un enfant à l’esprit si délié s’ennuie quand il ne trouve pas d’interlocuteur possible. Eux-mêmes, ses parents, choisissent leurs amis en fonction de centres d’intérêt commun, de dialogues plaisants, généralement teintés d’un humour que chacun sait apprécier, ils ont plaisir à les fréquenter… ils n’auraient pas l’idée de dîner en compagnie de personnes les contraignant à se creuser éperdument la tête à la recherche d’un  sujet de conversation.
Pourquoi en irait-il différemment chez leur enfant ? Lui aussi préfère parler avec des enfants qui comprennent ce qu’il dit et enchaînent sur ses idées, même si elles peuvent sembler folles aux yeux des autres.
Les enfants doués détestent généralement la violence : ils ne distinguent pas très bien ce qu’elle peut apporter et ils en voient les inconvénients : ecchymoses au sens propre et au sens figuré, quand les injures se font impitoyables, rancunes accumulées débouchant sur de véritables guerres, émotions tellement perturbatrices qu’il devient impossible d’écouter le cours suivant la récréation où la bataille s’est déroulée. Un univers enfantin divisé entre « amis » et « ennemis » n’a rien de très plaisant quand on préfère dépenser son énergie en galopades joyeuses ou alors organiser de vraies batailles, exigeant de subtiles stratégies. Napoléon plutôt qu’un barbare Attila.
Aller lire pendant la récréation semble bien préférable à des combats sans objet ou à des conversations futiles et médisantes, mais la classe peut, parfois,  être séduite par la proposition d’un jeu attrayant : l’enfant doué aura alors su imprimer un mouvement dynamique à des enfants enchantés.
Ces embellies n’effacent pas le sentiment profond de solitude éprouvé le plus souvent par l’enfant doué. Il lui faut trouver un semblable pour s’autoriser à  laisser tomber le masque qu’il est déjà en train de se forger afin de se protéger contre les mille petites flèches dont les auteurs ne sont même pas conscients.
L’enfant doué devient prudent avant même d’avoir réellement compris la nécessité de cette réaction quasi instinctive de protection. Très vite, il sait qu’il doit craindre les rassemblements plus importants, la seule mention d’une éventuelle colonie de vacances le hérisse, elle pourrait se révéler un enfer d’où il lui sera impossible de s’échapper. Le risque est trop grand et il s’étonne que ses parents, si attentifs, ne paraissent pas s’en rendre compte quand ils évoquent calmement son  inscription. Heureusement, il existe des colonies spécifiquement consacrées aux enfants doués proposant des thèmes précis en fonction de leur attirance. Reste à convaincre un enfant méfiant et déjà échaudé.
Quel bonheur alors s’il rencontre un enfant aussi précautionneux que lui : ils ne tardent pas à se deviner et c’est en riant joyeusement qu’ils enlèvent leur déguisement salvateur. Libérés, l’esprit léger et toute appréhension disparue, ils peuvent converser à leur gré, assurés d’être entendus et compris. Leur interlocuteur ne va pas se transformer tout à coup en un individu obtus, comprenant tout de travers en jetant un regard perplexe, et même inquiet, à l’enfant doué, pour une fois spontané, qui pourrait sembler « fou » ou, tout au moins, d’une fantaisie inquiétante.
L’amitié, la vraie, est un précieux trésor, on ne peut pas le gaspiller en qualifiant de ce terme une  entente plus superficielle, fondée sur un seul centre d’intérêt commun : le dialogue est alors restreint, réduit à cet intérêt, tel qu’un sport pratiqué ensemble par exemple, mais il faut se garder de penser que cette entente signifie que l’enfant doué a enfin trouvé un véritable ami.
Parfois, la déception est si forte qu’il ne veut plus du tout voir celui qui semblait pourtant un ami convenable : d’infimes malentendus, d’imperceptibles petites fissures, des paroles maladroites, ont provoqué des blessures, superficielles en apparence, mais qui sont en réalité de profondes meurtrissures dont les enfants doués ont très tôt l’expérience. Ils répugnent à exposer à leurs parents désolés les raisons de cette rupture, ils craignent d’entendre qu’ils font bien des histoires pour une broutille, qu’ils sont exagérément exigeants, scandaleusement fragiles, incroyablement susceptibles, et qu’ils doivent s’endurcir parce qu’ils n’en ont pas fini avec ce genre de situation, d’ailleurs, ils en verront bien d’autres. Ce discours réaliste, prononcé avec les meilleures intentions éducatives du monde, serait destiné à préparer au mieux l’enfant doué à affronter le monde extérieur dans de bonnes conditions. Il arrive tout de même que ces parents, qui se veulent stricts pédagogues, perçoivent au plus profond d’eux-mêmes un écho lointain d’une souffrance semblable, ressentie dans leur enfance, mais ils préfèrent enfouir encore plus loin cette réminiscence dérangeante.
On ne doit pas non plus négliger certaines réactions fréquentes suscitées par les enfants doués : la jalousie que déclenche souvent leur facilité, même lorsqu’ils s’appliquent à la rendre pratiquement imperceptible en gommant ses effets trop spectaculaires, peut empoisonner la plus tranquille des relations amicales. De même, l’agacement provoqué par leurs avis,  surprenant de sagesse, sans qu’on comprenne comment ils ont abouti à cette conclusion limpide.
Rencontrer un véritable ami est ce qu’on peut souhaiter de plus heureux à un enfant doué et avoir la chance de pouvoir conserver cette amitié est plus précieux encore ; plus tard, ils pourront partager leurs tourments, leurs interrogations, assurés de trouver une écoute attentive au récit de leur premier emballement amoureux et de leur première peine de cœur, étapes obligées dans l’accès à la vie adulte. Chacun connaîtra la sensibilité particulière de l’autre et saura la ménager : tous les deux ressentent de la même manière et avec la même intensité la blessure infligée à l’un d’eux.
L’amitié entre personnes douées  surmonte toutes les embûches, ignore toutes les mesquineries, vainc les aléas, parfois dramatiques, de l’existence, elle possède la  même force mystérieuse que celle qui anime l’enfant doté de qualités particulières lorsqu’il s’élance sur la route de son accomplissement et elle l’accompagne sans défaillance.
 Crédit photo : sonya etchison - Fotolia.com
Auteure : Arielle Adda

J'adore cette conclusion , j'espère qu'elle donnera espoir à ceux qui doutent , et moi je remercie Arielle Adda , et la Vie parce que Jeune fille du temps a justement cette force  mystérieuse dont elle parle . Dont j'étais dépourvue , mon mari aussi ,mais nous avons su l'accompagner pour qu'elle prenne racine en elle , et ça , c'est un très grand bonheur...! :-) 

mercredi 13 novembre 2013

Les livres de Virgule ou l'utilité d'une coquille

Bonjour !

Depuis quelques mois, je suis réabonnée à "Virgule", magazine proposant (entre autre nombreuses choses) des critiques de livres. 
Chaque mois, trois ou quatre romans, choisis par la rédaction, sont présentés et les lecteurs faisant partie de ce " Coin lecture " donnent leur avis. 

Il y a peu, j'ai écrit à ce magazine pour leur faire part d'une coquille et, ayant très envie de faire partie des critiques du " Coin lecture ", Madalaine m'a proposée (merci Madalaine !) de leur demander dans ma lettre !
Quelques jours après, je recevais une lettre m’annonçant que j'allais bientôt recevoir cinq livres à lire et à renvoyer avec les critiques avant février 2014 !

Pour cet article, je vais juste vous présenter rapidement les livres en question. Je ferais ensuite des articles plus long pour chaque livre. 



"Une planète dans la tête" de Sally Gardner : dévoré en une soirée, à couper le souffle, il vous accroche, impossible de le lâcher tant qu'on ne l'a pas fini !

"Sept messages pour mes 15 ans" de Stewart Lewis : absolument génial, c'est mon préféré, une écriture fine, vraiment formidable !

"Big Easy" de Ruta Sepetys : pas encore terminé, pour l'instant haletant et vraiment très bien écrit et rondement mené.  




"Sweet sixteen"  d'Annelise Heurtier : à mon goût,  froid et distant par rapports aux événements (le livre est d'après une histoire vraie) , pas assez développée sur les " sweet sixteen " et trop court, la fin est bizarre, on a envie d'en savoir plus.

"Western girl" d'Anne Percin : pas encore lu, juste des extrait pas-ci par-là. 


Voilà, c'est tout pour cette présentation, si vous avez envie d'avoir un autre avis que le mien sur " Une planète dans la tête ", je vous recommande l'article de Nathan, ici :  http://bouquinsenfolie.blogspot.fr/2013/09/une-dystopie-retro.html

J'espère que cette petite présentation vous plaira, ainsi que les articles qui vont suivre, 
A bientôt !